Skaanza

Chants de foule traditionnels des nomades dogoriens
Durée : environ 50 minutes
Paroles / langue : Dogorien
Orchestration : Chœur mixte, choeur d'enfants, soliste enfant et orchestre

TITRES : 1. Sarki 2. Dasco 3. D'akomié 4. Vâlkovi 5. Djônia 1 6. Barikiou 7. Samidjia 8. Vôlkanoukia 9. Soukidya 
10. Chânoutzié 11. Djônia 2 12. Katouki 13. Dianouré
 14. Sougadjia 15. Djônia 3 16. Tzanchä (final)

NOMENCLATURE :
2 (dt 1 jouant picc). 3(dt1 Ca). 3 (dt1 ClB).2 / 4.3.3.1 / Timb + 4 / hrpe / SATB
+ enfants + sol. enfant / Cordes, participation du public.

VERSIONS :
L'oeuvre est conçue pour intégrer des voix d'hommes et de femmes à une voix sur la totalité de l'oeuvre.

Présentation de l'œuvre
Skaanza : la nuit dogorienne.
Une fois par an les nomades dogoriens se rassemblaient pour se transmettre et chanter les chants inventés durant leurs voyages. Ces soirées, les Skaanza, étaient ponctuées par des danses autour d'un grand banquet festif et commençaient chaque fois par cette mélodie douce et nostalgique : Djônia.

Vidéos pour apprendre les chants partagés avec le public

ENTRETIEN AVEC ETIENNE PERRUCHON A PROPOS DE SKAANZA

Pourquoi une nouvelle œuvre en DOGORIEN ?
Après la tournée de concerts DOGORA que j'ai faite cette année 2010, je voulais continuer mon travail sur la pratique collective du chant. Je me suis passé commande à moi-même d'une nouvelle partition ! Cette envie de continuer ce type de répertoire de chants « populaires » m'a conduit naturellement vers l'écriture de SKAANZA. De plus, les différents voyages que j'ai faits ces derniers temps (au Maroc, en Suède, au Chili, en Chine ...) m'ont permis d'élargir mon imaginaire dogorien.

Quelle particularité apporte SKAANZA par rapport à DOGORA et TCHIKIDAN ?
DOGORA est une partition pour chœur mixte et chœur d'enfants. TCHIKIDAN est écrit pour chœur d'enfants avec participation du public dans le final. SKAANZA est un peu le concentré de tout cela. L'œuvre fait appel aux chœurs mixtes et chœur d'enfants , mais cette fois-ci, le public est impliqué tout au long de l'œuvre. J'ai voulu également que l'aspect «mélodies populaires » soit plus fort encore. Pour cela j'ai d'abord écrit toutes les mélodies à une voix. Il existe même deux versions des chœurs pour SKAANZA : l'une pour chœur mixte, et l'autre pour voix de femmes et voix d'hommes à l'unisson.

C'est donc une œuvre conçue pour le concert...
Oui, bien entendu. Mais là, les gens qui joueront l'œuvre en concert auront la possibilité d'en faire un véritable moment de partage. D'autre part, la version pour « voix uniques » est faite pour intégrer dans un concert des chœurs amateurs constitués pour l'occasion. Par exemple, j'aimerais que dans les entreprises, dans les associations sportives, partout où des gens vivent ou travaillent ensemble, des chorales se montent, travaillent SKAANZA et la jouent en concert. Je rêve de cela, que des populations de chanteurs naissent partout grâce à cette œuvre !

La légende dogorienne inventée il y a 10 ans vous inspire toujours autant. Qu'en est-il des Dogoriens dans SKAANZA ?
Cette histoire de « dogoriens » n'est qu'un prétexte artistique pour parler de l'humanité. J'avais besoin de cela pour solliciter mon imagination. Maintenant le dogorien est en moi comme une évidence. Oui je m'invente toujours des histoires, mais cela devient secondaire à présent. Pour SKAANZA, je m'étais dit que ces nomades dogoriens se retrouvaient pour faire des grandes fêtes où ils s'apprenaient des chants nouveaux et les partageaient. Vous voyez, la fiction rejoint la réalité !

Quels sont vos projets « dogoriens » ?
D'autres nouvelles œuvres chantées bien sûr, mais surtout la mise en route d'un spectacle musical appelé DOGORIANS. Sur scène on verra l'origine de tous ces chants. Un peu « l'épisode 1 » après les autres ...

Décembre 2010

 

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